Pour Marilou
Quelques morceaux du poète Serge Gainsbourg autour de Marilou, idéal féminin, pour un anniversaire que je te souhaite des plus heureux, mon amour.
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blogiboulga // concentré de bouillie webique
Quelques morceaux du poète Serge Gainsbourg autour de Marilou, idéal féminin, pour un anniversaire que je te souhaite des plus heureux, mon amour.
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Parce que, comme moi, Elle aime ce peintre d'exception, je lui dédie ce florilège.


La Noce, 1910

Le poète, 1911

Adam et Ève, 1912

Les amants bleus, 1914

L'anniversaire, 1915

Les amants roses, 1916

Au dessus de la ville, 1914-1918

Les trois bougies, 1938-1940

La mariée, 1950

La musique, 1962-1963

La guerre, 1962-1963

La danse, 1962-1963
Je considère que la violence du débat actuel sur l'innocuité du vaccin contre le H1-N1 n'est qu'une méprise, d'ailleurs révélatrice de l'émergence d'un obscurantisme populaire qui s'exprimerait bien plus raisonnablement dans la recherche des moyens à mettre en œuvre pour s'assurer d'une utilisation responsable des technosciences, aujourd'hui controlées exclusivement par les firmes multinationales — privées —, pour leur propres intérêts.
En revanche, ce faux-débat dissimule, une nouvelle fois, une véritable preuve de la lâcheté politique généralisée. Une lâcheté dont ne relève heureusement pas la ministre polonaise de la Santé en soulevant le vrai lièvre, à savoir les conditions des négociations des contrats entre États et firmes pharmaceutiques : pression et lobbying, responsabilité, opacité de la recherche privée, etc. Autant de sujets dont on aimerait être au moins informés, non ?
On peut ainsi mieux comprendre pourquoi notre gouvernement n'a aucun intérêt, en réponse à l'agitation ambiante, à rassurer les citoyens au simple niveau scientifique. En a-t-il les moyens ? Ou n'est-ce pour les impotents qui nous "gouvernent" que l'occasion de profiter d'un parfaite diversion pour le juteux business de la vaccination pandémique ?
Quoi qu'il en soit, est ici mise une nouvelle fois en lumière l'impuissance politique, pire sa malveillance, à s'imposer comme véritable acteur de négociations où l'impératif de santé publique se mêle à des intérêts économiques dominés par une minorité.
Ne pas se tromper de cible donc...
Vidéo relayée initialement par l'ami Dr. No.
Lire aussi chez Nectar du Net, que l'on peut remercier pour son effort de clarification scientifique à propos de la vaccination contre la grippe A.
À M. Eugène Fromentin
Il me dit qu'il était très riche,
Mais qu'il craignait le choléra;
— Que de son or il était chiche,
Mais qu'il goûtait fort l'Opéra;
— Qu'il raffolait de la nature,
Ayant connu monsieur Corot;
— Qu'il n'avait pas encor voiture,
Mais que cela viendrait bientôt;
— Qu'il aimait le marbre et la brique,
Les bois noirs et les bois dorés;
— Qu'il possédait dans sa fabrique
Trois contremaîtres décorés;
— Qu'il avait, sans compter le reste,
Vingt mille actions sur le Nord;
Qu'il avait trouvé, pour un zeste,
Des encadrements d'Oppenord;
Qu'il donnerait (fût-ce à Luzarches!)
Dans le bric-à-brac jusqu'au cou,
Et qu'au Marché des Patriarches
Il avait fait plus d'un bon coup;
Qu'il n'aimait pas beaucoup sa femme,
Ni sa mère; — mais qu'il croyait
A l'immortalité de l'âme,
Et qu'il avait lu Niboyet!
— Qu'il penchait pour l'amour physique,
Et qu'à Rome, séjour d'ennui,
Une femme, d'ailleurs phtisique,
Etait morte d'amour pour lui.
Pendant trois heures et demie,
Ce bavard, venu de Tournai,
M'a dégoisé toute sa vie;
J'en ai le cerveau consterné.
S'il fallait décrire ma peine,
Ce serait à n'en plus finir;
Je me disais, domptant ma haine:
«Au moins, si je pouvais dormir!»
Comme un qui n'est pas à son aise,
Et qui n'ose pas s'en aller,
Je frottais de mon cul ma chaise,
Rêvant de le faire empaler.
Ce monstre se nomme Bastogne;
Il fuyait devant le fléau.
Moi, je fuirai jusqu'en Gascogne,
Ou j'irai me jeter à l'eau,
Si dans ce Paris, qu'il redoute,
Quand chacun sera retourné,
Je trouve encore sur ma route
Ce fléau, natif de Tournai.
Bruxelles, 1865
— Charles Baudelaire, Les Épaves, 1866.
Ou comment il m'arrive, de plus en plus souvent, d'avoir carrément honte d'être Français. Une fois encore quand la France chauvine, raciste et xénophobe s'exprime, dans toute sa laideur, mise en avant par les médias. N'ayons de cesse de dénoncer ces comportements stigmatisants et irresponsables d'un pourtant représentant du parti politique majoritaire.
La honte, vous dis-je...
« Il y a quand même moins d'étrangers que de racistes en France. » Coluche.
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
Paul ÉLUARD, 1950.
Tenez, allez donc voir chez l'amie Irène Delse ce qu'elle nous a dégoté comme nouvelle fraîche de la mission spatiale STEREO, dont nous avons déjà parlée ici.


Flûte alors ! Voilà donc que le CNRS se voit décerner une honorable première place d'un classement mondial des organisations scientifiques de recherche, suivant les critères établis par SCImago Journal & Country Rank, organisme peu susceptible de favoritisme ou biais, notamment de par son utilisation de la base Scopus d'Elsevier. (Document disponible ici en format .pdf.)
On remarquera même que la plupart des autres organismes français (Inserm, CEA, INRA...) se classent non seulement bien mais aussi, ironie du classement, loin devant le premier organisme privé, à savoir IBM, qui obtient une piteuse 381e place. On peut donc raisonnablement se demander si la recherche privée, présentée comme un modèle de fonctionnement ainsi que l'alpha et l'omega des pseudo-réformes qui ont mis la profession dans la rue au printemps n'est pas qu'un mythe au service d'une propagande. Cela traduit surtout combien la recherche privée pourrait se retrouver fort dépourvue dès lors qu'elle ne serait plus adossée à une recherche publique libre, indépendante et créative, car dégagée des pressions exercées par des intérêts purement économiques.
L'on se rend ainsi mieux compte de l'inconséquence du locataire de l'Élysée en la matière et de son indigne stratégie de communication basée sur la stigmatisation et le mensonge.
Bref, je vous invite donc, pour vous en convaincre à aller faire un peu plus souvent un tour sur le site des collègues de Sauvons la recherche, et en particulier lire l'analyse qui y est faite de ce classement. On y lira ceci :
"Ce classement regroupe donc, de façon désordonnée, des organismes de recherche comme le CNRS, des universités, de gros laboratoires et des instituts privés. A ce jeu là, le CNRS se classe à la première place mondiale, l’INSERM est 10eme, le CEA 54eme et l’université Pierre et Marie Curie 76eme, devant beaucoup d’universités américaines très prestigieuses. [...]"
"Pourquoi donc tant de différences qualitatives avec Shanghaï ? Tout d’abord le classement de Shanghaï ne prend en compte que les établissements d’enseignement supérieur, donc le CNRS, l’INSERM et le CEA n’en font pas partie. [...]"
"Le classement de Scimago est beaucoup plus neutre et universel puisqu’il s’appuie uniquement sur le nombre de publications dans un très vaste catalogue de revues internationales, sur une période de temps donnée. Toutefois subsiste un effet pervers important, également présent dans le classement de Shanghaï et qui est la cause des grandes manœuvres actuelles autour des PRES : les indices utilisés ne sont pas pondérés par la taille de l’établissement. Autrement dit la fusion de deux universités les fait mécaniquement monter dans le classement. Cette constatation élémentaire n’a pas échappé à ceux qui nous gouvernent l’oeil rivé sur la ligne bleue des statistiques. [...] "
"Les statistiques proposées par Scimago ne s’arrêtent pas là. Il est aussi possible sur le site http://www.scimagojr.com/ d’extraire un grand nombre d’informations très intéressantes. Sur la période 1996-2007, on peut afficher les classements des différentes nations du point de vue de leur production scientifique. Il est à noter que, pour l’ensemble des disciplines, ce classement est particulièrement stable sur la période considérée concernant les 10 premiers. Seule la Chine, qui passe sans surprise de la 9eme place en 1996 à la 2eme en 2007, montre une évolution notable.
En 2007, la France se classe 6eme au nombre de publications et 4eme au nombre de citations et à l’indice H (h-number) : elle a moins de publications que la Chine et le Japon mais elles sont plus citées, signe que la course à la publication a moins touché notre pays que d’autres, rentrés plus tôt dans des logiques managériales de gestion de la recherche. Agrégées sur la période 1996-2007, ces données mènent quasiment au même classement (6eme au nombre de publications, 5eme au nombre de citations et 4eme au h-number). Fait remarquable, si l’on raffine la sélection discipline par discipline, on observe que nous nous classons toujours entre la 6eme et la 4eme place pour tous les critères et toutes les disciplines, à l’exception des mathématiques qui font mieux et de l’économie/finance qui fait moins bien...
Il serait intéressant de pondérer ces résultats par les budgets investis par les différents pays dans la recherche. La France, avec la 18eme place 7 pour l’effort recherche, y gagnerait sans doute la palme du nombre de citations par euro investi. "
Évidemment, comme tous les classements, des critiques demeurent et elles ne sont d'ailleurs pas omises dans l'analyse ci-dessus. Sur le principe, cependant, ce classement s'avère être plus juste et équilibré que le fameux classement de l'université de Shanghai, à ne pas confondre avec le classement du pékin.
Le CNRS n'est pas encore l'arme utilitariste de guerre économique tant rêvée par les néoconservateurs qui nous gouvernent, Sarkozy le premier, secondé par sa séide V. Pécresse — avec course aux brevets et tout le bric-à-brac concurrentiel et protectionniste du monde soi-disant globalisé qui nous entoure. Le CNRS n'est toutefois pas non plus l'inefficace organisme stratégique de recherche dont la France s'est pourtant doté il y a 70 ans, ce que les manipulateurs communicant qui nous gouvernent voudraient faire croire.
Finalement, pour reprendre le Canard enchaîné, nous voilà Champion du monde 2009 ! Et au football, c'était quand déjà ?
À bon entendeur, je retourne m'enfermer dans mon laboratoire...