Une bonne résolution de Marianne pour 2009

Crédit dessin : Michaelski (merci rva !)
blogiboulga // concentré de bouillie webesque
Alors Sarkozy, elle est où ta refondation du capitalisme ? À commencer par nos banques ! Parce que ça fait quand même bientôt trois mois que tu nous l'as annoncée cette grosse refondation. Alors, mis à part te vanter de tenir un G20 qui n'a rien mais alors rien donné le weekend du Congrès de Reims et t'autosatisfaire comme ton pote Bush d'un nouveau G20 en avril, j'ai surtout l'impression que, fidèle à ton rôle de pantin, tu continues de nous prendre pour de gros cons !
Car pendant ce temps, on apprend qu'un "type" à Wall Street a détourné 50 G$... C'est baloo ! Et lui, je peux te dire qu'il devrait déguster, connaissant un peu les Américains.
Pour se calmer...
Jamais trop tard Antoine !
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Ou comment Didier PORTE nous explique aujourd'hui que Frédéric LEFEBVRE, député, porte parole de l'UMP et zélateur du sarkozysme, est un « lascar de l'ouest parisien » qui vient de « franchir un nouveau palier dans sa quête d'excellence... dans la connerie ! » Si vrai !
Voir aussi sur le pavé...
Par Yves Cochet,
député Vert de Paris et ancien ministre
« En juillet 2006, la finale des primaires présidentielles au sein des Verts m'avait opposé à Dominique Voynet. Les 7000 votants Verts avaient donné deux voix d'avance à Voynet. Ce que mes amis et moi avions contesté, au vu de quelques irrégularités dans le dépouillement. A l'époque, les socialistes s'étaient amusés de cet écart de voix ridicule. D'un commun accord, Dominique Voynet et moi avions convenu qu'il fallait revoter. Ce que les Verts ont fait. La démocratie et le suffrage universel interne l'ont emporté sur les arrangements et les décomptes douteux.
Aujourd'hui, ironie hégélienne de l'histoire, le PS se retrouve dans une situation similaire pour départager Ségolène Royal et Martine Aubry. Les Verts ne rient pas de cet événement. Ils affirment, au contraire, que l'opposition à laquelle socialistes et Verts appartiennent a besoin d'un PS fort. Les proclamations de victoire de l'un ou de l'autre camp socialiste sont inutiles, stériles et démoralisantes. Une seule solution : revoter. »
« Non, ce qui advient au PS n’a rien d’exceptionnel ou de « pathétique », comme on peut le lire ici et là. Certes, la lutte pour l’élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d’existence. C’est dire si l’on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, indépendant du temps ou de l’espace, et c’est la légitimité de la désignation. Que cette légitimité soit fondée sur une épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d’aîné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu’il s’agisse de choisir le président d’une petite association locale ou de reconnaître l’héritier du trône d’Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d’usurpation, d’injustice, de spoliation, de manquement à l’honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement. Sans l’octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s’effacer. Le groupe n’a pas alors d’autre issue que de se fracturer, portant l’affrontement au paroxysme, parfois inoubliable. On a entendu dire qu’il fallait « faire taire les rancœurs », être « raisonnables », en bref s’en tenir là. Conseils lénifiants qui vont en vérité à l’encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans cette situation sans vainqueur admissible, est bien dans la recherche obstinée de la légitimité, coûte que coûte. On a entendu dire aussi qu’il y avait des mauvais perdants. Mais il n’existe de mauvais perdants que s’il existe de mauvais vainqueurs. Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n’est pas une opinion, ce n’est pas même une démonstration, c’est la simple observation d’une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n’ont jamais dérogé. Trois options s’offrent au PS : avaliser un vote contesté, recompter les voix, appeler à un nouveau vote. Les deux premières sont, de manière certaine, des écueils impassables. Car ce n’est pas sur le souvenir des conflits que se brisera le parti, mais sur -et seulement sur- un sentiment d’usurpation, qui n’a jamais la faculté de se muer en souvenir. Ne reste donc qu’une seule voie : un nouveau vote pour satisfaire l’impérieuse nécessité de la légitimité. »
Fred VARGAS, 24 novembre 2008.
Et puis, allez voir le pavé, tant que vous y êtes !
Avec la tournure rocambolesque (et passionnante) que prennent les événements, blogiboulga se pique aussi de faire un peu de propagande pour le vote au combien important de jeudi prochain, éventuellement suivi de seconds tours vendredi.
À l'heure du choix, nous appelons sincèrement à voter massivement pour le renouveau des idées, des personnes et des pratiques. À voter tout particulièrement nationalement — pour le poste de Premier secrétaire — pour la motion E, portée par Ségolène ROYAL et Vincent PEILLON, qui mèneront cette nécessaire mutation d'un Parti socialiste que nous voulons ouvert, humaniste et écologique ; un Parti socialiste fer de lance d'un socialisme pionnier, ancré dans le XXIe siècle et pour la démocratie avancée !
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Discours de Vincent PEILLON et Ségolène ROYAL,
à la tribune du congrès de Reims, dimanche.
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Chèr-e-s camarades,
Au moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Nous devons répondre, forts, déterminés, audacieux, vigoureux, énergiques.
La parole vous est aujourd'hui redonnée. Immense responsabilité, car c'est vous qui, par votre vote, allez forger l'unité du Parti socialiste et donc sa capacité à se faire entendre et à agir dans le tumulte.
Oui ou non voulons-nous ensemble écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?
Oui ou non voulons-nous bâtir ensemble le socialisme du XXIème siècle ?
Oui ou non, notre parti va-t-il s’ouvrir à toutes les diversités et devenir meilleur que la société qu’il prétend transformer ?
Oui ou non le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois va-t-il venir vers nous car nous aurons su lui redonner l’espoir ?
Notre avenir est à portée de main. A nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. A nous de tisser le talent collectif.
Je veux mettre en valeur une nouvelle génération d'hommes et de femmes, de toutes origines et de tous les territoires. A nous de leur ouvrir les responsabilités et de demander aux anciennes générations d'être là et de leur transmettre l'expérience.
Vous savez que le Parti socialiste peut devenir un grand parti populaire. A nous d’accueillir toutes celles et ceux qui veulent combattre les dégâts du sarkozysme et construire un autre futur.
On nous a fait un procès intellectuellement déloyal sur la question des alliances. Pourtant notre motion est parfaitement claire : l'union de la gauche d'abord, la main tendue à tous les humanistes pour battre la droite, ensuite. Cette question sera soumise à une consultation directe des militants. Je m'y engage.
Vous savez que les jeunes des quartiers populaires et de toutes les couleurs sont massivement venus voter pour nous à l'élection présidentielle. Je les espère au Parti socialiste. A nous d'inventer de nouvelles formes de militantisme.
Les Français nous attendent. La gauche nous attend. La force d'être nous-mêmes et la force de changer dépendront de la force que par votre vote, chacune et chacun d’entre vous nous donnera jeudi prochain. Donnez-nous cette force et cette légitimité qui nous permettront de reprendre l'ouvrage, pour que tous les talents de toutes les motions se rassemblent pour combattre la droite, pour proposer et pour se faire entendre, ici, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.
Je vous appelle toutes et tous à venir voter. Car aujourd’hui c’est vous, militantes et militants, qui détenez les clés de notre avenir commun et donc de celui de millions de citoyens qui nous attendent, parfois désespérément. C’est vous qui pouvez donner l’élan de la transformation. Alors, allons-y. Nous pouvons le faire. Nous devons le faire. Nous sommes les socialistes. Nous allons retrouver la fierté de l'être tous ensembles, unis et offensifs. Vous pouvez compter sur moi comme nous comptons sur vous.
Amitiés socialistes,
Ségolène Royal et Vincent Peillon, et toute l'équipe
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